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CIBLE PREFEREE DES TABLOIDS, L’ANGLAISE TRASH A LA LANGUE BIEN PENDUE, REVIENT AVEC UN DEUXIEME ALBUM, POP, VARIE, MAIS UN PEU LEGER QU’ALRIGHT STILL. ENTRE ECLATS DE RIRE ET MOMENTS DE DOUTE, LA JEUNE FEMME SE CONFIE SUR SA ROCK’N’ROLL LIFE
« Je ne suis plus aussi show off que j’ai pu l’être. L’autre jour, je faisais la DJ dans un club. Quand ils ont voulu annoncer mon arrivée, je les ai suppliés de ne pas le faire. J’apparais, c’est tout. C’est ma plus grande peur : que quelqu’un m’annonce : « Ladies and Gentlemen, Lily Allen! » et que le public me hue. » Lily éclate de rire et se penche pour prendre une cigarette. Nous sommes dans la cuisine de son nouvel appartement. Elle l’a acheté en 2007, mais vient tout juste d’en finir la décoration. « Vous voulez le visiter? » Volontiers. C’est parti pour le tour du propriétaire. On quitte la grande cuisine/salle à manger. Elle salue de la main des peintures religieuses mexicaines, sa chienne Mabel et un plateau assorti à sa table basse. La chambre, peinte en bleu foncé, comprend une baignoire (oui, dans la chambre) ; des baskets, éparpillées au sol en guise de décoration. Il y a une toile de Paul Simonon (The Clash) sur un mur et une toile achetée à la Zoo Art Fair sur un autre. La chambre d’amis contient son matériel de DJ, ses vinyls et ses cd. Il y a une salle de bain avec une photo d’elle, prise pendant son premier concert à Londres en juillet 2006, et un dressing rempli jusqu’au plafond de fringues multicolores et de chaussures démentes entassées pêle-mêle et accessibles par une vieille échelle.
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2009
AVEC SON TIMBRE SOUL, CHAUD ET PUISSANT, L’AUSTRALIENNE S’EST FAIT REMARQUER PAR ZERO 7. AUJOURD’HUI EN SOLO, ELLE LAISSE S’EXPRIMER SON COTE POP ET SON TEMPERAMENT VOLCANIQUE.
Vous n’en êtes pas à votre premier essai. A quoi ressemblaient vos précédents disques?
Mon premier, Healing is Difficult, était pop et urbain, un peu r’n’b. J’ai traversé ensuite une période douloureuse, et pour couronner le tout, j’ai enregistré un disque pop que personne ne voulait sortir. Heureusement, il y avait Zero 7. Ce troisième album, c’est un peu celui de la dernière chance!
Comment avez-vous rencontré Zero 7?
J’ai quitté l’Australie pour la Grande-Bretagne quand j’avais 21 ans. J’étais partie passer des vacances à Londres, mais j’ai fini par y rester. Je me suis un jour retrouvée à une jam session, j’ai chanté devant mon futur manager qui jouait au foot avec Sam et Henry de Zero 7. Je les remercie, ils m’ont permis de faire des disques solos pourris ou en tout cas pas commerciaux.
Avant Zero 7, vous avez fait partie d’un groupe en Australie, où vous êtes née.
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2009
CE BRUN TENEBREUX AU NOM PLEIN DE PROMESSES EST LE COUP DE CŒUR DE CE DEBUT D’ANNEE. TUCUMCARI, SON PREMIER ALBUM, ENTRE FOLK SAUVAGE ET ELECTRICITE DOMPTEE, EST UNE INVITATION AU VOYAGE.
Qui est Sammy Decoster ?
C’est le nom sous lequel j’enregistre depuis 2004, seul ou avec mes musiciens.
Comment êtes-vous devenu musicien?
J’ai toujours été sensible à la musique, aussi loin que je me souvienne. Je me suis longtemps amusé à imiter Elvis devant mon miroir.
Pourquoi Elvis ?
Il y a sa voix, sa présence, son physique incroyable, et le fait que tout cela soit cohérent. Ça a été mon premier choc. J’avais six ans, je me faisais la banane. Aujourd’hui, c’est branché, mais au lycée, quand tout le monde écoutait Nirvana, ce n’était pas super cool d’aimer Elvis.
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2009
DES CORDES, DES CHŒURS, UNE GUITARE… LA GRANDE SOPHIE DISSEQUE DE SA VOIX CLEIRE LES TRAVERS DU QUOTIDIEN AVEC TENDRESSE ET HUMOUR. RENCONTRE.
Est-ce un album pop ou chanson?
Chanson. Il est plus acoustique, plus épuré que les précédents. J’avais choisi de changer les choses en me produisant seule sur scène avec ma guitare en bandoulière. Je trouvais que c’était le bon moment avant l’album, de chambouler tous les arrangements. Ça a laissé l’espace nécessaire à mes textes.
Vous avez travaillé avec Edith Fambuena… Pourquoi elle?
Pour moi, c’était une évidence. J’ai insisté pour qu’elle vienne me voir sur scène. Et ça a tout de suite collé. Je lui ai amené beaucoup de choses et elle m’en a amené beaucoup. Il n’y a pas eu de lutte de pouvoir entre nous.
Malgré la tristesse de certaines chansons, vous avez l’élégance de la légèreté…
J’espère! Je dis toujours que je suis une pessimiste optimiste, et pas l’inverse. J’ai toujours un peu d’espoir. Par exemple, la chanson « Des Vagues et des ruisseaux », c’est tout ce que je ne voudrais pas qui m’arrive. C’est un
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TROISIEME ALBUM POUR LES ECOSSAIS QUI ONT TRVAILLE, AVEC LE PRODUCTEUR DE HOT CHIP ET CSS. UN PEU DANCE, POP, DISCO, TONIGHT LAISSE DE COTE LES GUITARES POUR DES SONS SYNTHETIQUES. UNE REUSSITE.
Ce troisième album s’est fait attendre. On a lu qu’il serait afrobeat ou très pop, mais il n’est rien de tout ça…
Alex Kapranos (chant) : Entre la fin de notre tournée, en 2006, et aujourd’hui, on a décidé de parler le moins possible à la presse. Pas pour entretenir le mystère, mais parce qu’on n’avait rien de neuf à raconter. Résultat, chaque fois qu’on parlait à un fan qui nous demandait ce qu’on avait écouté – de la musique africaine des années 70, ou de la pop, en l’occurrence – l’info se retrouvait sur Internet. Résultat, de groupe pop indé nous sommes devenus Fela Kuti ! S’il y a des influences africaines ou pop, elles sont plus subtiles que les rumeurs !
Comment avez-vous abordé ce troisième album?
Nick McCarthy (guitares et claviers) : Pour commencer, nous ne voulions pas refaire un deuxième album. On est allé à l’opposé de You Could Have it so Much Better… Notamment en utilisant moins de guitares.
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REVENUE DE L’AUTRE BOUT DU MONDE, LA BELLE EMILY NOUS MENE DANS LE PAYS SAUVAGE, SON NOUVEAU DISQUE UN CONCENTRE D’ENERGIE FOLK, BLUES ET GOSPEL.
Vous avez enregistré – en partie – ce disque en Ardèche. C’est un retour aux années baba cool ?
Je suis tombée amoureuse de la région et j’y ai acheté une maison dans un coin très perdu. J’adore Paris, mais j’aime en partir. C’est vrai aussi que l’album a été fait en communion avec les gens, la nature et… moi-même (rires). Ça a été une vraie fête. J’ai invité mes musiciens et preneurs de son à venir à la maison. J’aime cette mentalité de troupe, je viens du théâtre. Mais je suis aussi pianiste de formation. C’est une tâche solitaire. Quand je compose, je suis incapable de partage. Je le fais seule. Je suis même assez féroce là-dessus. Un vrai ours!
Les invités, Moriarty ou encore David Herman Düne, étaient-ils des amis?
A l’origine, non. Ce sont des gens dont j’aime la musique et dont je me sens proche, dans l’esprit et la culture. Les Moriarty, ce sont comme mes cousins. Ce qu’ils font me fait penser à ce que faisait mon oncle avec sa troupe au
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Team Up, disque-chorale ?
Il y a trois ans, tout seul, j’ai commencé un disque. J’ai fait toutes sortes de démos dans mon studio et je me suis rapidement ennuyé et confronté à mes limites. Je suis allé voir mes amis qui jouent dans Orwell, Cascadeur et peu à peu, le projet s’est ouvert. Chacun a ramené son univers. David Bartolomé, de Sharko, a apporté son regard intransigeant. Vincent, trouvé grâce à MySpace et qui, par hasard, habitait en face de chez moi, sa voix soul. Il y a aussi Mona Soyok, Donovan – avec qui je partage mon éditeur -, et Yaël Naïm, que j’avais contactée avant son énorme succès.
Autrefois electro (rangé dans la catégorie lounge), vous êtes aujourd’hui pop et groove…
Jusqu’à la fabrication du premier album et après, j’étais obsédé par Daft Punk (et toute la French Touch), leur capacité à faire sonner des trucs invraisemblables et leur science en matière de funk. Pourtant, je suis fan du son de la variété
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START UP N° 139 de février 2009
Ce mois ci dans votre Start Up :
- Musique : interview de Franz Ferdinand, Sia, Sammy Decoster, La grande Sophie, et bien d’autres…
- Vidéo : Wall-E, Au bout de la nuit…
- Et bien sur toutes les sorties CD, DVD…