06
2009
Ce n’est pas sans raison que le premier film du réalisateur anglais Steve Mc Queen fit sensation l’an dernier, notamment en remportant la Caméra d’Or au Festival de Cannes. Mc Queen, qui est artiste plasticien avant d’être cinéaste, accorde beaucoup d’importance à l’image, soignant chacun de ses plans comme pouvait le faire Antonioni, par exemple. Pour autant, il n’en oublie pas le fond, et Dieu sait que celui de Hunger est incroyablement riche : le film se déroule en Irlande du Nord en 1981, dans la prison de Maze. Nous suivons le quotidien des prisonniers politiques de l’IRA, en particulier celui de Davey Gillen, qui mènent une incroyable grève de la fin et de la propreté, connue sous le nom de « Blanket and No-Wash Protest » afin d’obtenir l statut de prisonnier politique. Le film ne laisse pas indemne. Hunger est incroyablement puissant, violent, poussant chaque spectateur dans ses moindres retranchements. C’est à la fois avec dégoût et admiration mêlés que nous suivons, totalement

