10
2010
AURÉOLÉ DU SUCCÈS DE RAISING SAND, LE VIEUX LION PREND SON MONDE DE COURS AVEC UN ALBUM MARQUÉ PAR LES FANTÔMES DE L’AMÉRIQUE
On l’attendait avec Raising Sand 2, suite logique à l’énorme succès de l’album country enregistré avec Alison Krauss. C’est en compagnie d’un groupe flambant neuf que l’ex- chanteur de Led Zep revient. Accompagné du génial guitariste et producteur Buddy Miller, repéré aux côtés d’Emmylou Harris, Robert Plant creuse un peu plus le sillon de l’Americana rêvée. Sur une trame plus rugueuse que celle de Rising Sand, l’homme se fait visiblement plaisir avec des reprises inattendues et pour le moins pointues : un titre de son vieux copain Richard Thompson, un soupçon de Los Lobos, de Low, de Towns Van Zant puis quelques chansons exhumées du répertoire traditionnel country. Ceux qui le suivent depuis quelques années ne seront néanmoins pas surpris par ce virage confidentiel : le roi a toujours privilégié son bon plaisir. Après la réunion exceptionnelle de Led Zeppelin à l’O2 de Londres en 2007, il aurait pu penser à sa succession et encaisser les 200millions de dollars promis pour une tournée américaine. Mais non, le bonhomme, têtu, a préféré poursuivre sa quête musicale, quitte à ce que Jimmy Page s’étrangle avec son archet. À la poursuite du bonheur et de sa jeunesse enfuie, Robert Plant offre, avec Band of Joy, un pied de nez au groupe mythique qui l’a porté au sommet. L’homme









