09
2011
LE DERNIER FILM DE DARREN ARONOFSKY JONGLE HABILEMENT AVEC LES ANGOISSES ET LES ATTENTES DU SPECTATEUR. ENVOÛTANT
Darren Aronofsky est un cinéaste qui vieillit bien. Après Pi, esbroufe branchée, Requiem For A Dream, provocation adolescente immédiatement datée, il avait pourtant touché le fond avec le kitschou The Fountain. Mais, après le sobre et élégant The Wrestler (qui doit beaucoup à la performance de Mickey Rourke), il signe son film le plus ambitieux et le plus mûr. Black Swan, qui n’est autre qu’un conte, au sens classique et noble du terme, raconte le destin d’une jeune danseuse new-yorkaise, Nina (magnifique Natalie Portman) rêvant de décrocher le rôle principal du Lac des Cygnes, alors qu’elle est en concurrence avec une autre jeune femme nommée Lily (Mila Kunis, elle aussi très bien)…Entre une mère possessive jusqu’ à l’excès et un metteur en scène beaucoup trop sévère (Vincent Cassel, crédible), la jeune Nina, sous l’effet du stress, sombre peu à peu dans une paranoïa qui l’entraîne aux frontières de la folie.





